Normalement, mes textes portent sur les mathématiques, la programmation et le 3D, je tentais tout de même écrire quelques lignes, car après tout, que serait l’importance d’un blog personnel si ce n’était pas avant tout pour y partager quelques lignes plus personnelles. Je vous invite dans un drôle de voyage, celui d’un trouble que plusieurs ont assurément déjà ressenti, mais dont chacun y explore ses propres finalités. Comme quoi, il serait difficile d’y proposer une solution finale, ou une explication singulière de cette vilaine anxiété, ces terribles crises de paniques et ces moments toujours plus aléatoires de cette roulette-russe mentale qu’est celle d’en vivre une, juste (criss) de crise de panique!

Avant-tout, j’aimerais tout de même présenter quelques points, question de remettre en perspective ce texte, qui ne se veut aucunement moralisateur. J’ai 25 ans, j’ai le plus grand bonheur du monde de vivre de ma passion, et de bien en vivre, jeune professionnel, sportif, passionné, une carrière et un futur qui chaque jour devient plus passionnant, des amies que je considère comme des frères, une famille qui m’aime, et après tout ça, j’ai ce que l’on appelle ce trouble de l’anxiété généralisée. C’est étrange d’avoir ça, quand il n’y pas grand chose pour causer le tout dans ma vie, ce que je me disais, jusqu’à j’aille de longues lectures nocturnes à travers divers bouquin de psychiatrie, de discussion avec des professionnels, et que j’aille eu cette longue discussion avec mon médecin.

L’anxiété c’est normal, se sentir grugée par celle-ci s’en est une autre.

Ce moment difficile, de trouver le sommeil avant un nouveau job ou encore celui d’une conférence importante, c’est ce que l’on appelle la vie! Un mélange d’euphorie, d’inquiétude, de plonger dans l’inconnu, de refaire nos références de la routine quotidienne. Je vous l’avoue, contrairement à beaucoup de gens de mon âge, j’ai un certain plaisir à avoir une certaine routine, et que cette idée de me lancer dans un voyage improvisée en Afrique me rend surtout inconfortable.

La première fois que j’ai véritablement ressenti l’anxiété et les crises de paniques, sans jamais les avoir ressenties avant, c’était dans un bus direction-nord. Il y a quelques années, je terminais une journée de programmation dans un studio et je rentrais tranquillement à la maison. Je me souviens d’être tranquillement assis dans l’autobus 47 nord et de ressentir un drôle de sentiment, comme si, je perdais le contrôle sur l’espace temps, comme si, j’allais, étrangement mourir, ou simplement devenir fou. N’étant aucunement habitué à vivre ce genre de situation, je me souviens également avoir été incroyablement apeuré par la situation et que cette peur, du moment, ne rendait que l’expérience encore plus pénible. J’avais mon longboard, qui me servait de principal moyen de transport entre deux stations de métros et trajets de bus, j’étais encore bien loin de la maison, et je suis simplement sorti à l’arrêt suivant. Comme si sortir de ce véhicule rapportait un semblant de calme, puis j’ai juste roulé, longtemps, j’avais l’impression d’avoir été près du gouffre, qu’est celui d’avoir une attaque de panique, mais sans vraiment l’avoir vécu.

Puis plus tard dans la fin de semaine, le lendemain d’un show de Kanye West au Centre-Bell, je me souviens être assis dans mon lit, regarder une émission bidon sur Youtube et de ressentir ce drôle de gouffre encore, cette fois par contre, je n’y étais pas encore proche, et je ne voulais pas vraiment m’y approché. Malgré toutes ces tentatives de respirations, la peur de l’inconnu qu’était celui de vivre ce que je ne connaissais pas encore arriva, le gouffre s’approchait, et je ne savais pas trop comment ne pas m’y rapprocher. Et c’est en cette journée que je me souviens avoir vécu ma première attaque de panique, sentiment des plus désagréable, apeurant, dégueulasse et toxique au plus haut point, mais dont la seule véritable porte de sortie semblait de battre le fer chaud et de tenter de ne pas m’y laisser emporté. Un mélange de ne pas connaitre l’aventure, d’avoir peur de celle-ci et d’être forcée de vivre l’inconnu.

Kernel panic! Comme si tout allait s’effondrer, sans blague, à ce moment, j’avais l’impression de me rapprocher de la mort(étrange à dire 5 ans plus tard mais à ce moment, c’est comme ça que je me sentais). C’est l’impression de perdre tout repère avec quoique ce soit, et se laisser aller, sans le vouloir, être forcé à déliré, avoir le coeur qui pompe, les mains engourdis, la tête qui tourne, l’impression de virer fou.

C’était une première fois, une première expérience qui allait me servir de leçon, mais également qui allait me faire réaliser que l’anxiété générale, c’est un peu comme une allergie au chat(quoique je n’aime pas particulièrement ces animaux). Loin des fauves, tout va bien et nous n’y pensons plus, mais lorsque le félin s’approche, le corps s’emballe et produit ce que l’on appelle allergies.

Je me souviens de ces moments, en me réveillant en pleine nuit, d’avoir les mains engourdis, de passer proche de vomir tellement l’anxiété était au plafond, et de continuellement m’en remettre à cette simple logique étant: C’est normal d’avoir du stress, d’être parfois plus anxieux.

Mais qu’en est-il lorsque la vie que l’on vivait pré-anxiété ne change pas vraiment, et que l’anxiété elle même ne cesse de grandir, de gruger votre énergie et de ne jamais vous laisser tranquille, toujours là, elle n’est pas présente mais elle existe?

En fait, ce que je viens d’expliquer, c’est un peu comme cela que je vois ce trouble de l’anxiété généralisée! Contrairement aux autres, nous sommes continuellement en bataille contre ce vilain circuit neuronal qui, n’attend que sa propre combinaison aléatoire afin d’enclencher sa fonction d’activation. S’il était possible de trouver cette équation, j’aimerais être le premier en à avoir la solution, mais en attendant, semblerait que ce n’est pas encore possible.

Ignorer le monstre .

Plus les mois passaient, plus j’avais l’impression de vivre avec ce que l’on m’avait dit être anxiété! J’avais, quelques fois par mois, la même impression qu’était celui de vivre avec ce vilain monstre, qui attendait au coin, mais qui ne se présentait que rarement, parfois plus souvent, mais jamais de manière précise. Il n’y avais pas de règles avant qu’il se pointe le bout du nez, parfois, je voyais son ombre au coin du mur, avant de finalement le faire fuir plusieurs semaines, puis il revenait un mercredi midi, encore plus intense.

Le polymorphisme du peut-être, sans savoir le quand et le comment! Je vous avoue que ça dura des mois, je me disais que c’était simplement passagé, que ça allait finir par passer, que j’allais réussir à le contrôler, que ce soit par le sport, la méditation, l’écriture, j’ai tout essayé, mais rien n’y faisait. Ça arrêtait des mois, puis recommençait comme nuage sous le soleil, sans aucune raison, pour devenir de plus en plus intense.

Je me souviendrai d’une de ces soirée, avant de commencer un premier emploi en programmation 3D, je vivais avec mon meilleur ami, qui m’acceuillie dans sa chambre, aux petites heures du matin, en larmes, les mains engourdis, le souffle court, le coeur battant! Qui me disait que tout allait bien aller, qui m’aida à calmer mon anxiété et ma panique quelques instants, avant de replonger. C’était l’automne et c’est à ce moment que j’ai pris la décision que c’était assez, j’avais l’impression que jamais, au grand jamais je ne pourrais être de retour sans ce criss de sentiment de partir à tout moment vers un délire d’anxiété.

Comme si la nage, comme la course, comme si tout n’étaient qu’une simple raison futile de tenter de fuire, que de ne pas pouvoir véritablement régler le problème sans y trouver la solution.

Parler et expliquer.

Je me souviens d’avoir mentionné à mon patron au temps que je pensais avoir un SAG, et que ce dernier m’a lui même fait un lift jusqu’à mon médecin! Action qui, encore aujourd’hui me fait rendre compte que l’on lorsque l’on explique véritablement comment on se sent, que l’on ne garde pas tout à l’intérieur, il devient possible de mieux se comprendre. Parce que, votre boss que vous redoutez, à peut-être déjà eu ces étranges crises de paniques il y 2-3 ans, et qu’il vous comprendra mieux que vous ne pourrez l’imaginer.

L’important, c’est de parler, d’expliquer, de projeter, de ne rien garder en dedans, d’entendre ce que vos proches ont à vous dire, d’entendre chaque point de vues pour ensuite vous faire votre idée. La réalité, c’est que l’anxiété généralisée est loin d’être incurable, en fait, bien souvent, le simple fait d’en parler, de nous exprimer et de ne pas rien laisser en dedans aide!

N’hésitez jamais à parler, à exprimer comment vous vous sentez, même si, lorsque votre ami vous répond sur la ligne et qui’instantanément tout semble plus tranquille, parlez, parlez CRISS! Le cerveau est cet abcès que l’on crève plus souvent qu’autrement en se mettant à nu intellectuellement, psychologiquement!

Nous n’avons pas tous le même niveau d’anxiété généralisée, mais le pire à faire, c’est de mettre le tout en dedans, de ne rien laisser aller et de se dire que tout va bien, quand finalement, ça gruge. En parlant, on devient de meilleure personne, et l’on apprend comment vivre avec le tout!

Apprendre à laisser aller!

Un des points que j’ai beaucoup de difficulté à appliquer, mais qui mérite d’être encadré, laminé, plastifié, c’est de laisser aller! Parfois, en étant anxieux, nous nous perdons dans de longue réflections avec nous mêmes sur des dossiers complètements futiles. Par exemple, une personne loin de votre famille, de vos collègues, de vos amies deviendra complètement dingo et zélé, sans que cette folie n’aille d’impact directe sur votre vie.

Un locataire qui vous ferait suer, de par certains commentaires, même désobligeant et enrageant sur le moment, si cela n’a rien comme impact ou concrétisation sur votre vie: Laisser le virer, et fuyez, comme ma mère me l’a déjà dit: si on commence à s’en faire pour chaque relation interpersonnelle avec des gens dont au final, nous n’avons aucun respect, nous ne sommes pas couché. Parfois, se contre-crisser d’une personne restera la meilleure manière de ne pas s’en faire! C’est plus difficile à faire qu’à dire, mais si c’est votre locataire et qu’aucune raison valable ne valide ces émotions et ces tracas, just fucking let it go!

Pour en finir!

Apprendre à respirer, ne pas trop s’en faire et surtout laisser aller. Je ne dirai pas de tout balayer en dessous du tapis, puisque de fuire un problème ne le réglera pas, mais de remettre en perspective ce que l’on pousse sous le tapis, de voir si ça vaut vraiment la peine de s’en faire pour ça, quant au final, il n’y a pas vraiment de problème et que ce n’est que notre interprétation de la projection sur lequel on regarde ce que l’on y insère ne se veut pas tangible sur la rationalité. Il y a ces miettes que l’on pousse sous le tapis, et ces vidanges que l’on sort chaque semaine, les relations humaines sont souvent comme des vidanges que l’on laisse pétrir et grossir de par nos simples émotions.

Le but, c’est d’apprendre et de considérer une crasse de fond de sofa comme une moindre valeur et de ne pas y accorder la valeur d’un sac à vidange artificiel, comme l’anxiété peut si bien le faire.

La réalité, c’est que nous sommes entourés de sac à marde qui n’attendent que de se greffer à une simple poussière pour remplir leur simple fonction d’être un résidus merdique. Puisque chier en eux les rendent plus présents, volumineux et tangible: qu’en serait-il de simplement les traiter comme les sous merdes qu’ils sonts? Ces larves, qui se gangrainent ensemble devenant un semblant de problématique, quant au final, leur cracher au visage, les humilier, les démolir psychologiquement jusqu’aux pleurs pour ensuite mieux les détruire: restera probablement la meilleure solution de les pousser au seul endroit qu’ils servent: Sous la tapis, entre deux mousses de bas!

L’anxiété, c’est comme ce foutu tapis, on apprend à vivre avec ces résidus de crasse, les microcosme de poussière inutiles et méritant de simplement ne plus être dans nos cerveaux. En attendant la balayeuse magique de crasse, apprenons ensemble à parler, jaser et simplement pousser la minime crasse dans le simple endroit valide pour elle: sous le tapis!

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